Internet/techno : Vers la numérisation des dossiers médicaux

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Publié le 22 oct 2011 dans Hi.tech et Jeux Vidéo, Internet, Santé & Bien être, Société

Numérisation Médicale

Le vol d’ identité médicale est un véritable fléau accru par la numérisation des pratiques de stockage et d’envoi des données médicales. Car un dossier médical contient, à même titre qu’un relevé de compte, une facture ou un mot de passe, une foule de données confidentielles susceptibles d’être usurpées. Nombreux sont les professionnels de la santé ayant accès aux données médicales du patient: médecins, secrétaires médicales, pharmaciens, praticiens privés et hospitaliers ou encore assureurs.  Alors, comment protéger son identité médicale ?

Il est essentiel de nouer une relation de confiance entre le patient et le corps médical. En cas de doutes, le malade peut se montrer réticent à communiquer toutes les informations nécessaires à l’efficacité de son traitement. D’où la mise en place de la loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, qui impose notamment le respect scrupuleux du principe de confidentialité des données personnelles. Par ailleurs, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) souhaite limiter l’envoi d’informations nominatives par fax ou par e-mail et préconise une sauvegarde des archives et des ordonnances électroniques sur CD Rom.

Afin de limiter les risques occasionnés par certaines pratiques peu sécurisées, le corps médical est encouragé à détruire les dossiers médicaux obsolètes via un destructeur document. Il en va de même pour les particuliers. Car une attestation de carte Vitale ou un numéro de mutuelle, aussi anodin que cela puisse paraître, peuvent être exploités par des personnes malentionnées.

Un vol d’identité médicale peut conduire à un remboursement de soins fictifs, à des prestations médicales indues, à l’obtention de médicaments sans autorisation et, plus grave encore, à la saisie de données erronées et à l’altération de l’historique médical du patient. Le préjudice est donc sévère. D’autre part, les données médicales sont souvent revendues à prix d’or sur le marché noir, et ce business est particulièrement florissant outre-Atlantique. Si bien que le nombre de décès par surdosage de médicaments aux Etats-Unis est désormais supérieur au nombre de décès par drogues illégales.

Or, l’utilisation d’un destructeur est une solution économique pouvant répondre aux besoins de sécurité et de confidentialité des données personnelles tout en se conformant à la législation en vigueur. On l’aura bien compris, mieux vaut détruire…que guérir !


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